Sous-sections
On effectue un changement de base d'un espace vectoriel , défini par :
- Partant de la définition des composantes covariantes du tenseur fondamental, calculer ses nouvelles composantes
en fonction des
anciennes.
- Vérifier les résultats en utilisant la formule générale (2.28).b de changement de base.
- Les composantes covariantes du tenseur fondamental dans la nouvelle base sont données par :
, soit :
- La formule (1.34) de changement de base d'un vecteur :
donne dans le cas présent :
La formule de changement de base (2.28).b d'un tenseur d'ordre deux :
nous donne, par exemple :
On vérifie de même les autres expressions de .
On considère un espace vectoriel à trois dimensions. Partant de la formule (1.102) :
, démontrer que pour des
vecteurs de base orthogonaux, on a :
lorsque |
|
Selon la formule (1.102) :
, pour , on obtient :
Si les vecteurs de base sont orthogonaux, on a :
;
; il reste donc :
d'où |
|
On démontre de même les autres relations :
;

Soit un espace vectoriel ayant pour base {
}. On considère deux vecteurs :
et
.
- Déterminer les composantes contravariantes du produit tensoriel de
par
. Écrire la matrice de ce tenseur sur la base
{
}.
- On effectue un changement de base défini par :
Déterminer les nouvelles composantes contravariantes du produit tensoriel.
- Écrire la matrice du produit tensoriel pour
.
- Les vecteurs
et
ont pour composantes contravariantes respectives : , , , . Notons
les composantes contravariantes du produit tensoriel de
par
; il vient :
La matrice du produit tensoriel est donnée par :
- Dans la formule (2.18) de transformation des composantes :
 |
(2.73) |
les quantités
sont données par la matrice de changement de base. On a :
d'où :
 |
(2.75) |
- Si
, on a :
cos ,
sin , d'où la matrice du tenseur :
On considère dans l'espace géométrique ordinaire, de coordonnées cartésiennes , un ellipsoïde centré sur l'origine et dont les axes
coïncident avec ceux du référentiel cartésien (Fig. 2.1). Si sont les longueurs des demi-axes de l'ellipsoïde, son équation est
:
Figure 2.1:
.
|
|
- On note
les nouvelles coordonnées du référentiel cartésien après une rotation arbitraire autour de l'origine. Montrer que
l'équation de l'ellipsoïde, dans ce nouveau repère, peut se mettre sous la forme :
avec
et .
- Démontrer que les quantités
sont les composantes covariantes d'un tenseur.
- La rotation du référentiel est équivalent à un changement de base. Notons
les composantes d'un vecteur
;on a, selon la formule
(1.38) :
L'équation de l'ellipsoïde devient après le changement de référentiel :
Développons l'expression
par exemple ; il vient :
Regroupons tous les termes, on obtient une équation de la forme :
avec, par exemple |
|
On vérifie aisément que les coefficients sont symétriques, c'est-à-dire tels que :
.
- Étudions comment se transforment les coefficients
lors d'un changement quelconque de base. Notons les nouvelles composantes d'un
vecteur
; on a :
. L'équation de l'ellipsoïde s'écrit dans le nouveau système de coordonnées :
Dans le nouveau système d'axes, les coefficients de l'ellipsoïde sont donnés par :
C'est la formule de transformation (2.28) des composantes covariantes d'un tenseur d'ordre deux. On dira que la surface représentée par l'équation
est l'ellipsoïde représentatif du tenseur (en pratique, on désigne souvent un tenseur par l'expression générale
de ses composantes).
On considère un tétraèdre (Fig. 2.2) constitué d'un milieu continu, fluide ou solid, situé à l'intérieur de ce milieu et
supposé en équilibre statique. Chaque face du tétraèdre est soumise à une force interne due au milieu lui-même et proportionnelle à l'aire de sa
surface. On note les aires des faces :
Figure 2.2:
.
|
![\includegraphics[width=85mm height=85mm]{fig5.eps}](img664.png) |
- Soit
un vecteur unitaire orthogonal à la face , dirigé de l'intérieur vers l'extérieur du tétraèdre. Déterminer les composantes
du vecteur
en fonction des aires des faces du tétraèdre.
- Notons
la force qui s'exerce sur une face d'aire , ; ses composantes sont notées, suivant les axes orthogonaux
:
avec |
|
Soit
la force qui s'exerce par unité d'aire (
est appelée la contrainte) sur la face et soit ses composantes. En écrivant
l'équilibre des forces qui s'exercent sur les quatres faces du tétraèdre, montrer qu'on a :
Que peut-on en déduire pour les neufs quantités
?
- Les aires
sont égales à la projection de l'aire sur le plan. Si l'on note
le vecteur orthogonal à la surface ,
de longueur égale à et dirigé de l'intérieur du tétraèdre vers l'extérieur, on a :
où
,
,
sont les vecteurs de base orthonormés. Le vecteur
a donc pour composantes :
- L'équilibre des forces du milieu s'exprime, pour les composants selon l'axe
, par :
d'où :
On obtient de même :
Finalement, on a :
On obtient une relation entre deux vecteurs
et
de la forme (2.68). Nous avons vu que les quantités
se transforment dans ce cas
comme les composantes mixtes d'un tenseur d'ordre deux, selon la relation (2.72). Pour des vecteurs de base quelconques, les quantités
doivent être écrites
. Le tenseur
est appelé le tenseur des contraintes. Le terme de tenseur vient
précisément de l'étude des tensions internes existant au sein des milieux continus.
L'expression des composantes du tenseur d'inertie d'une particule de masse par rapport à un axe passant par l'origine d'un référentiel
cartésien , est donnée par la formule (2.48).
- Déterminer l'expression du moment d'inertie
de la particule par rapport à un axe quelconque, caractérisé par le vecteur
unité
, en fonction des et des composantes de
.
- Utilisant l'expression (2.48) des composantes
, montrer que
peut s'écrire sous la forme :
où
est le rayon vecteur partant du point d'origine situé sur l'axe et aboutissant au point où se trouve la particule.
- Montrer que l'énergie cinétique
d'une particule en rotation par rapport à un point fixe , avec une vitesse angulaire instantanée
est donnée par :
où
est le moment d'inertie de la particule par rapport à l'axe instantané de rotation de direction
. Exprimer en fonction
des composantes .
- Le moment d'inertie de la particule dans un autre référentiel cartésien
a la même forme que celui donné par (2.47), à savoir :
où les sont les cosinus directeurs de la droite portant le vecteur
. Mais les sont donnés par :
où les vecteurs
, , sont les vecteurs unitaires de base du référentiel . On a donc :
- Notons
,les composantes de
. Les expressions (2.47) des composantes , substituées dans la formule ci-dessus
de
, donnent :
Le carré du rayon vecteur :
ainsi que le produit scalaire :
permettent d'écrire
l'expression de
sous la forme demandée :
- Soit
le rayon vecteur ayant pour origine le point et soit
la vitesse instantanée de la particule. Son énergie cinétique est :
Utilisant les propriétés du produit scalaire et du double produit vectoriel, il vient :
Le vecteur
ayant un module égal à la vitesse angulaire, utilisons le vecteur unitaire :
Il vient :
L'expression du moment d'inertie
apparaît dans l'énergie cinétique ci-dessus, d'où :
L'utilisation de l'expression du moment d'inertie dans le (1) donne alors :
où les
, , sont les composantes de
et les , les composantes du tenseur d'inertie par rapport au point
.
Sous l'effet d'une contrainte, certains cristaux sont le siège d'un moment électrique dont l'intensité est proportionnelle à la contrainte appliquée.
C'est l'effet piézo-électrique direct. Les calculs suivants sont à effectuer dans des référentiels cartésiens.
- En général, un état de contrainte est représenté par un tenseur d'ordre deux à neuf composantes (voir exercice 2.5). La polarisation
électrique
d'un cristal est représentée par un vecteur à trois composantes . Chaque composante est liée linéairement à toutes les
composantes
du tenseur des contraintes. Écrire explicitement la relation entre et les composantes
.
- Écrire la relation générale pour les composantes
du vecteur polarisation
.
- Démontrer que les coefficients de proportionnalité entre les composantes de
et celles de
forment un tenseur d'ordre trois.
- Dans un référentiel cartésien, les différents types de composantes des tenseurs sont confondus. La composante
étant liée
linéairement à toutes les composantes
, on a une relation de la forme :
 |
(2.80) |
où les coefficients sont des constantes.
- Sous une forme plus condensée, la relation (2.80) ci-dessus peut s'écrire :
 |
(2.81) |
Remplaçant dans la relation (2.81), l'indice par un indice quelconque, par exemple, valant ou , on obtient :
 |
(2.82) |
- Notons
les composantes du tenseur des contraintes dans un nouveau référentiel d'axes . La polarisation devient dans le
nouveau système d'axes. La forme générale des équations (2.82) est la même, quels que soient les axes de référence, afin de représenter
une même loi physique. On peut donc écrire :
 |
(2.83) |
Les composantes du vecteur polarisation
sont liées entre elles dans les deux référentiels, selon la formule (1.37), par :
 |
(2.84) |
Lors d'un changement de référentiel, les
sont liés aux
, selon la formule (2.28), par :
 |
(2.85) |
Reportant les relations (2.82) et (2.85) dans l'expression (2.84), il vient :
 |
(2.86) |
Comparant les relations (2.83) et (2.86), on obtient par identification des coefficients :
On retrouve la propriété de changement de base d'un tenseur d'ordre trois donnée par la formule (2.41) en tenant compte du fait que les composantes
mixtes, covariantes et contravariantes sont confondues pour des repères cartésiens.
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