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On va établir les équations des géodésiques en écrivant que, le long d'un segment infinitésimal
d d'une courbe
, le transport parallèle d'un vecteur
donne une différentielle absolue nulle.
- Écrire l'expression de
d
sur la base du repère naturel.
- Paramétrer la courbe
et écrire la dérivée absolue des composantes du vecteur.
- Appliquer la formule obtenue au vecteur
d
, de composantes contravariantes
d et en déduire les équations des
géodésiques.
- Lors d'un transport parallèle, la différentielle absolue du vecteur
est nulle, soit :
- Soit
un paramètre arbitraire ; la courbe suivie a pour coordonnées . L'identification de chaque composante de
d
aux composantes du vecteur nul, nous donne :
On a :
d'où :
- Appliquons la formule précédente au déplacement infinitésimal
d
de composantes
d . Pour cela, remplaçons
par
d d ; on obtient :
Ce sont les équations (5.60) des géodésiques.
Soit l'abscisse curviligne d'un mobile le long d'une courbe
, c'est-à-dire la distance parcourue en fonction du temps à partir d'un
point origine.
- Prenant comme paramètre de la courbe
l'abscisse curviligne , on a
. Écrire les équations des géodésiques en fonction de
ce paramètre.
- Soit
d d ; démontrer que les équations des géodésiques s'écrivent sous la forme :
- Soient
et deux paramètres arbitraires ; montrer que les paramètres qu'on peut choisir pour obtenir les équations des
géodésiques sont liés entre eux par une relation linéaire.
- Le paramétrage de la courbe étant arbitraire, les équations des géodésiques s'érivent, selon (5.60) :
- Le vecteur
est le vecteur unité tangent à la courbe . Par suite de son interprétation cinématique, le vecteur est appelé
le vecteur vitesse unitaire. Les équations des géodésiques s'écrivent :
soit :

- Écrivons les équations des géodésiques pour des paramètres
et :
(1) |
|
Les paramètres et sont tels que :
Portant ces deux dernières égalités dans les équations des géodésiques (1) exprimées en fonction de , il vient :
(3) |
|
Pour identifier entre elles les expressions (1) et (3), il faut et il suffit que l'on ait :
Cette équation a pour solution générale :
, où et sont des constantes arbitraires. En particulier, les équations des
géodésiques correspondent à la trajectoire d'un mobile ayant une accélération nulle, donc une vitesse constante. Dans ce cas, on a bien :
, où est l'abscisse curviligne d'un point arbitraire sur la géodésique.
- Partant de l'expression de la dérivée covariante première
d'un vecteur , calculer l'expression de la dérivée
covariante seconde
de ce vecteur.
- Montrer que la différence :
s'exprime en fonction du tenseur de Riemann-Christoffel. À quelle condition la dérivation covariante est-elle permutable, c'est-à-dire à quelle
condition obtient-on :
?
- Pour quel genre d'espace ponctuel la dérivation covariante est-elle permutable ?
- La dérivée covariante seconde a été obtenue par la formule (5.100), soit :
- La différence
est donnée par la relation (6.99), soit :
où le terme entre parenthèses est tenseur de Riemann-Christoffel
. La dérivation covariante est permutable si tous les
sont nuls.
- Tous les symboles de Christoffel sont nuls dans l'espace euclidien en coordonnées rectilignes ; en conséquence, tous les
sont nuls dans tout autre système de coordonnées curvilignes de l'espace euclidien, car tout tenseur nul pour un système de coordonnées l'est aussi
pour tout autre système. La dérivée covariante est donc permutable dans l'espace euclidien. Par contre, le tenseur de Riemann-Christoffel d'un espace de
Riemann n'est pas nul en général, et la dérivation covariante ne sera pas permutable, en général, pour un tel espace.
Si le déterminant de la matrice du tenseur fondamental n'est pas défini positif, une courbe d'un espace de Riemann peut avoir une longueur
nulle. C'est ce que nous allons voir en considérant dans l'élément linéaire :
ainsi que la courbe suivante :
cos ;
sin ;
;
Calculer la longueur de l'arc de courbe lorsque varie de 0 à , avec
.
Le long de la courbe considérée, on a :
L'élément linéaire a pour expression :
Par conséquent, la longueur de l'arc de courbe est nulle :
Une géodésique sera de longueur nulle si l'on a :
d d en tout point de la géodésique.
- Établir l'équation des géodésiques de longueur nulle lorsque les composantes
du tenseur fondamental sont des constantes.
- Dans le cas de la Relativité Restreinte, on a :
si |
|
Déterminer l'équation des géodésiques de longueur nulle et la surface engendrée par celles-ci.
- Lorsque les
sont des constantes, les symboles de Christoffel
sont tous nuls. L'équation des géodésiques se réduit
à :
dont la solution générale est :
. La condition de nullité de longueur de la géodésique :
d d , nous donne :
; éliminons les coefficients de cette équation ; il vient :
C'est l'équation des géodésiques de longueur nulle.
- Dans le cas de la Relativité Restreinte, l'équation des géodésiques devient :
C'est l'équation d'un hyperbole ou "cône de lumière" de la Relativité Restreinte. Les régions du "futur absolu" et du "passé absolu" se trouvent
respectivement dans l'une ou l'autre des deux nappes du cône.
Le tenseur de Ricci est donné par la formule (6.137), soit :
On se propose de déterminer les valeurs des pour la métrique suivante :
si |
|
- Calculer les symboles de Christoffel de deuxième espèce.
- Calculer les composantes mixtes
du tenseur de Riemann-Christoffel.
- Calculer les composantes covariantes du tenseur de Riemann-Christoffel.
- Écrire l'expression des composantes covariantes
du tenseur de Ricci en fonction des composantes covariantes du tenseur de Riemann-Christoffel
et calculer les .
- Calculer la courbure scalaire ou courbure de Ricci.
- Le calcul des symboles de Christoffel de deuxième espèce peut se faire en utilisant les formules de l'exercice (5.4), à savoir :
| |
ln |
|
| |
avec |
|
| |
Tous les autres symboles
sont nuls |
|
On obtient :
- La formule (6.100) donne l'expression des composantes mixtes
du tenseur de Riemann-Christoffel, soit :
On obtient :
- Les composantes covariantes du tenseur de Riemann-Christoffel sont données par la formule (6.101), soit :
De nombreuses valeurs se déduisent les unes des autres à parir des propriétés de symétrie ( (6.113), (6.114) et (6.115)).
On obtient :
- Les composantes du tenseur de Ricci s'écrivent :
et les composantes contravariantes du tenseur fondamental sont données par :
d'où :
- La courbure scalaire ou courbure de Ricci est définie par :
d'où :
|